Une tête dirigeante des Rock Machine épinglée

SAINTE-MARIE-SALOMÉ | Les policiers ont sorti l’artillerie lourde, jeudi après-midi, pour parvenir à épingler l’une des présumées têtes dirigeantes des Rock Machine et deux de ses hommes de confiance, qu’ils soupçonnaient d’être lourdement armés.

Selon nos informations, le groupe de motards criminels des Rock Machine – les anciens ennemis jurés des Hells Angels – était en pleine reconstruction depuis quelques années dans la province.

Mais les policiers de l’Escouade régionale mixte (ERM) de Laurentides-Lanaudière ont épinglé l’un des dirigeants présumés du club de motards, Marc Guérin, âgé de 46 ans.

Guérin a été épinglé en compagnie de l’un de ses hommes de main, Marc-Olivier Blanchard-Gaudet, 27 ans, tout près d’un restaurant Tim Hortons, à L’Assomption. Leur arrestation a été effectuée par des policiers du groupe tactique d’intervention (GTI) de la Sûreté du Québec, spécialisés dans les interventions à haut risque.

Oncle arrêté aussi

Pendant ce temps, à quelques kilomètres de là, deux camions blindés et des dizaines de policiers du GTI en tenue de combat ont participé à l’arrestation d’un homme de confiance de Guérin, son oncle Ronald Ruest, âgé de 62 ans.



L’oncle de Marc Guérin, Ronald Ruest, a aussi été arrêté lors de l’opération policière.

L’opération s’est déroulée aux abords des résidences de Ruest et de Guérin, situées à quelques centaines de mètres de la route, dans un secteur isolé et boisé de Sainte-Marie-Salomé.

Sur place, les policiers auraient découvert plusieurs armes à feu prohibées.

Les trois hommes devraient comparaître jeudi à Joliette sous des accusations en matière de trafic de stupéfiants, de complot et de possession d’armes.

La frappe a mobilisé environ 40 policiers.

Résident de Sainte-Marie-Salomé depuis «environ cinq ans», Marc Guérin était connu de tous dans la petite municipalité qui compte à peine plus de 1100 habitants.

Résidents contents

Sous le couvert de l’anonymat, par crainte de représailles, plusieurs résidents du secteur se sont réjouis en apprenant la nouvelle de son arrestation.

«Bon débarras, c’est juste ça que je peux dire!» a lancé l’un d’eux.

Marc Guérin avait défrayé les manchettes au début de l’année 2013, après avoir été expulsé de l’avion à bord duquel il se trouvait et qui s’apprêtait à décoller de l’aéroport Montréal-Trudeau à destination de Puerto Plata, en République Dominicaine.

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