Une grande partie du réseau accessible dès 2022

Si tout se passe comme prévu, les futurs usagers du SRB pourront embarquer dès 2022 et circuler sur près de 60 % du réseau planifié, dans les secteurs les plus congestionnés.

Le directeur du bureau de projet du service rapide par bus (SRB), Jacques Bédard, a précisé vendredi l’échéancier de réalisation du système, en marge d’une conférence de presse où on a aussi annoncé que le consortium formé des firmes Norda Stelo, SNC-Lavalin et Stantec avait obtenu le mandat de 4,8 millions $ pour réaliser les études d’avant-projet pour le SRB.

Il a toujours été question d’une première phase complétée en 2022 et d’une mise en service complète en 2025. Vendredi, M. Bédard a cependant souligné que dès 2022, une grande part du réseau sera mise en service. Et dans la réalisation des travaux, on privilégiera les secteurs les plus problématiques.

«C’est un critère très important dans le phasage: là où il y a le plus de circulation. Là où il y a des nœuds, c’est logique de les considérer dans le phasage», a indiqué M. Bédard.

La construction débutera donc en 2019, si les études d’avant-projet sont concluantes — et que les fonds sont débloqués par les gouvernements.

Plus gros chantier

«Ce sera le plus gros chantier de la région de Québec», a souligné le maire Régis Labeaume. «Les deux sociétés de transport des villes ont un grand engouement pour le projet. C’est une collaboration historique», a ajouté le maire de Lévis, Gilles Lehouillier.

Au terme de trois ans de travaux, les usagers auront donc accès à près de 60 % du réseau. «On aura un morceau de réseau qui est fonctionnel. Environ 50-60 % du réseau sera construit sur trois ans dans le milieu urbain.»

Dans ce noyau, il est logique de prévoir qu’on aura réalisé la traversée du fleuve, le passage en haute ville jusque dans Saint-Roch et à l’amphithéâtre, a laissé entendre M. Bédard.

Les tronçons de la route des Rivières, de Guillaume-Couture jusqu’au secteur Desjardins à Lévis et celui à Québec qui monte jusqu’à la 41e Rue pourront être considérés dans une deuxième phase.

Est-ce qu’il est possible qu’on laisse tout simplement tomber cette deuxième phase ? «On voit le projet comme un tout qui doit être fait de façon séquentielle», a prudemment répondu le directeur du bureau de projet.

Électrique ou non?

Dans les études d’avant-projet, les ingénieurs auront à déterminer quel type d’autobus circulera sur les plateformes dédiées. Il est souhaité qu’on s’oriente vers un système à recharge sans fil.

On déterminera aussi du type de plateforme à installer. Ira-t-on de l’avant avec une plateforme qui intègre déjà les infrastructures électriques qui permettront une évolution vers le tramway? Ou privilégiera-t-on une plateforme dans laquelle on pourra ajouter ces infrastructures plus tard? Ces questions trouveront les réponses dans les études réalisées par le consortium.

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