Un avion de la compagnie Air Asia disparu entre l’Indonésie et …

Un avion d’AirAsia a disparu dimanche entre l’Indonésie et Singapour avec 162 personnes à son bord, parmi lesquels un Français, a indiqué la compagnie malaisienne. Il s’agit du troisième drame pour une compagnie aérienne de Malaisie cette année.

Le contrôle aérien a perdu le contact avec l’Airbus A320-220 à 00h24, heure de Paris, environ deux heures après son décollage de l’aéroport international de Juanda à Surabaya, dans l’est de l’île de Java. Il devait atterrir à Singapour à 02h30, heure de Paris.

Selon la compagnie, peu avant la disparition de l’appareil, le pilote aurait demandé l’autorisation au contrôle aérien à Jakarta de dévier de son plan de vol en prenant de l’altitude en raison de mauvaises conditions météorologiques. «La communication avec l’avion a été perdue pendant qu’il était encore sous le contrôle des Autorités indonésiennes du trafic aérien (ATC)», a ajouté AirAsia.

A bord de l’appareil se trouvaient 156 Indonésiens, trois Sud-Coréens, un Français, un Malaisien et un Singapourien, selon la même source. Il y avait 138 passagers adultes, 16 enfants et un nourrisson. Le co-pilote est Français.

L’armée de l’air indonésienne a indiqué avoir dépêché deux avions pour effectuer des recherches dans une région dans l’est de Java, au sud-est de Pangkalan Bun, dans la province de Kalimantan.

L’appareil était exploité par AirAsia Indonésie, une succursale d’AirAsia basée à Kuala Lumpur en Malaisie, qui domine marché des compagnies à bas coûts dans l’Asie du Sud-Est. «C’est une low cost qui ne fait pas peur et qui n’a pas mauvaise réputation», indique au Figaro un expert du secteur.

«L’avion était en bonne condition, mais la météo n’était pas très bonne», a déclaré le directeur général de l’aviation civile indonésienne, Djoko Murjatmodjo, lors d’une conférence de presse à l’aéroport de Jakarta.

Les efforts de recherches se concentrent sur une région entre l’île de Belitung et Kalimantan, sur le côté ouest de l’île de Bornéo, à mi-chemin du plan de vol prévu, a-t-il ajouté.

Singapour a proposé l’aide de l’armée de l’air et de la marine nationale pour participer aux recherches de l’avion. Le dirigeant de la compagnie Tony Fernandes a affirmé sur Twitter son soutien aux proches de passagers.

2014, année noire pour la Malaisie

Des cellules de crise ont été activées à l’aéroport de Changi à Singapour et à Surabaya pour accueillir les proches des passagers.

2014 restera une année noire pour l’aviation malaisienne avec la perte de deux avions de la compagnie nationale Malaysia Airlines.

Le 8 mars, le vol MH370 disparaissait peu après son décollage de Kuala Lumpur à destination de Pékin, avec 239 personnes à bord. Sa disparition reste inexpliquée à ce jour. L’appareil se serait abîmé dans le sud de l’océan Indien, à court de carburant.

Le 17 juillet, un autre Boeing de Malaysia Airlines, assurant la liaison Amsterdam-Kuala Lumpur, explosait en vol, vraisemblablement abattu par un missile pendant son survol de l’est de l’Ukraine. Il transportait 298 personnes, dont 193 ressortissants néerlandais.

L’Indonésie, archipel qui dépend beaucoup du transport aérien pour les liaisons entre ses 17.000 îles, affiche quant à elle l’un des pires bilans en Asie en matière de sécurité aérienne.

AirAsia, gros client d’Airbus, est la plus grande compagnie «low cost» d’Asie du Sud-Est. Créée il y a une vingtaine d’années, reprise et relancée par un ancien patron de Time Warner, Tony Fernandes, AirAsiA suit depuis un développement agressif qui passe par l’acquisition régulière d’avions.

Dans un communiqué, Airbus précise que l’A320-200 qui a disparu des écrans radars avait été livré à Air Asia en octobre 2008. L’appareil avait accumulé 23 000 heures de service au cours de plus de 13 600 vols depuis sa mise en service par la compagnie asiatique. L’A320 est un avion moyen courrier pouvant accueillir jusqu’à 180 passagers. Depuis sa première mise en service en 1988, il a été vendu à plus de 6 000 exemplaires par Airbus auprès de plus de 300 compagnies aériennes dans le monde. C’est un avion jugé très fiable par la communauté aéronautique.

Airbus précise qu’il apportera son concours à l’enquête qui sera ouverte par les autorités malaisiennes, aux côtés du Bureau enquête investigation français (BEA).

(avec Anne Jouan)

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