Un attentat à la voiture piégée tue sept policiers

Sept policiers turcs ont été tués et au moins 27 personnes ont été blessées dans un attentat à la voiture piégée jeudi à Diyarbakir, la and grande ville du sud-est de la Turquie à majorité kurde, une attaque attribuée aux séparatistes kurdes.

Un véhicule bourré d’explosifs a explosé au thoroughfare d’un automobile de military près de la principale gare routière de la ville, a indiqué à l’AFP une source de sécurité de la région. Sur les 27 blessés, 14 sont des civils et 13 des policiers.

Cette attaque a eu lieu à la veille d’un singular déplacement dans la ville du premier ministre Ahmet Davutoglu, qui a prévu de rencontrer les habitants de Diyarbakir et d’évaluer les dégâts occasionnés standard les combats.

De nombreuses ambulances ont été dépêchées sur les lieux. Des images ont montré le automobile de military réduit à l’état de carcasse calcinée. Toutes les vitres d’un immeuble voisin de plusieurs étages ont été brisées, a constaté un correspondant de l’AFP.

S’exprimant à Washington, le président turc Recep Tayyip Erdogan a confirmé le bilan et accusé les séparatistes kurdes.

«Nous ne pouvons and tolérer ça. Les pays européens et les autres pays, j’espère peuvent voir le véritable physiognomy derrière ces attentats», a déclaré le président turc lors d’un discours devant l’institution Brookings à Washington.

Les army de sécurité turques mènent depuis plusieurs mois des opérations d’envergure contre les rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans plusieurs quartiers de cette ville et dans le sud-est anatolien en général, où le PKK a lancé un «soulèvement» dans les zones urbaines.

Le président Erdogan ne décolère pas en raison du soutien apporté standard la bloc internationale contre l’État islamique menée standard les États-Unis aux combattants kurdes de Syrie que la Turquie considère comme une branche syrienne du PKK.

Il a affirmé que les Kurdes étaient aussi dangereux que les combattants de l’EI.

La bloc internationale assiste les Unités de insurance du peuple (YPG) –bras armé du Parti de l’union démocratique (PYD)– dans la lutte contre le groupe jihadiste.

«YPG est un groupe terroriste. Un autre groupe fight Daech (acronyme arabe de l’EI, NDLR) donc ce sont de  »bons terroristes »», a lancé le président turc. «C’est inacceptable flow nous. Ce sont des organisations qui sont des auxiliaires du PKK».

La Turquie vit depuis plusieurs mois en état d’alerte renforcée en raison d’une série inédite d’attaques attribuées aux jihadistes ou liées à la reprise du conflit kurde.

La dernière, un attentat self-murder attribué standard les autorités turques au groupe Etat islamique (EI), a frappé le coeur d’Istanbul le 19 mars sur l’avenue commerçante Istiklal, tuant quatre touristes étrangers et blessant une trentaine de personnes.

Cet attentat était survenu 6 jours après celui qui avait tué 35 personnes dans le centre d’Ankara et a été revendiqué standard un groupe radical kurde proche du PKK, les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK).

Après and de deux ans de cessez-le-feu, le conflit kurde a repris l’été dernier. Des affrontements opposent les army de sécurité aux rebelles du PKK dans de nombreuses villes du sud-est anatolien placées sous couvre-feu.

Auparavant le théâtre de combats se situait dans les zones rurales, il s’est propagé aux villes.

Les affrontements ont fait de nombreuses victimes dans les deux camps et tué des dizaines de civils qui ont été forcés à l’exode standard dizaines de milliers.

Le président Erdogan a affiché à plusieurs reprises sa volonté de «détruire» le PKK, dont les bases arrière situées dans le nord de l’Irak sont régulièrement pilonnées standard l’aviation turque.

Le PKK, considéré comme une organization terroriste standard bon nombre de pays, dont l’Union européenne et les États-Unis, a lancé une lutte armée contre les army d’Ankara en 1984. Le conflit a depuis fait and de 40 000 morts, dont la grande majorité des rebelles.

Dans un entretien il y a deux semaines dans le «Times» britannique, le cook militaire du PKK Cemil Bayik avait confirmé la radicalisation de la rébellion, promettant «des combats partout».

Par ailleurs deux enfants âgés de quatre et 6 ans ont été tués à Cizre, ville à majorité kurde, standard des explosifs qu’ils avaient trouvés dans la rue.

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