Taxis en colère contre la CAQ

Reprenant les arguments technologiques et économiques avancés par la CAQ, M. Homsy a invité Éric Caire à «embarquer dans un taxi pour voir s’il n’y a pas de l’innovation» et son chef à s’interroger sur la destination des profits d’Uber.

«Ils veulent céder à des multinationales. Ils veulent pas mettre leurs culottes», a martelé le président du RITQ, les appelant à être des «vrais Québécois». «Pour eux, c’est un dossier parmi d’autres. Nous, c’est le dossier de notre vie, on laissera pas aller.»

Déjà, en commission parlementaire la semaine dernière, M. Homsy avait talonné le porte-parole de la CAQ dans le dossier, Claude Surprenant, qui a déjà parlé d’Uber comme d’une «concurrence déloyale» envers l’industrie du taxi. Celui-ci a eu peine à s’expliquer.

Éric Caire l’a fait, mercredi après-midi. En entrevue téléphonique au Soleil, le député de La Peltrie a d’abord tenu à dire qu’il n’était pas contre l’industrie du taxi, mais en faveur de son ouverture à de nouveaux modèles d’affaires. Il a affirmé que le site Internet contrelaloi100.com a été mis en ligne mercredi pour recueillir les commentaires des citoyens partisans de «l’économie de partage» et répondre ainsi au «lobby des taxis qui est bien organisé».

M. Caire affirme qu’il est «totalement faux et inexact» de dire que la CAQ a changé de position dans le dossier. Selon lui, l’opposition a pris le temps d’«écouter tout le monde» et de «réfléchir» avant d’afficher ses couleurs. «On pense que les deux systèmes peuvent coexister», a-t-il résumé, alors que «le gouvernement veut empêcher Uber d’exister».

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