Superclinique: Gatineau vend le terrain pour 1,1 million$

Les Gatinois auraient peut-être obtenu plus pour ce terrain municipal s’il avait été soumis à un appel d’offres et vendu au plus offrant, mais l’«intérêt général» derrière le projet de superclinique proposé par la Dre Anne Gervais et deux de ses collègues médecins était suffisamment élevé aux yeux du maire de Gatineau pour déroger de la façon de faire habituelle. Seul le conseiller Jean-François LeBlanc a paru agacé par cette façon de faire, jugeant que la Ville privilégiait un promoteur au lieu d’un autre. 

«On a un groupe de médecins précis qui présente un projet précis, sur un site stratégique, près de l’hôpital et c’était dans l’intérêt de l’Outaouais de bouger dans ce projet-là, a noté le maire Maxime Pedneaud-Jobin. Il y a des services à donner aux gens et il y a des difficultés d’accessibilité aux médecins pour les patients. Tout ça mis ensemble fait que personne ici n’est gêné d’avoir procédé de gré à gré.»

La Ville est tout à fait dans son droit de vendre ses terrains à qui elle veut. Rien dans la loi ne l’oblige à devoir passer par des appels d’offres pour de telles transactions, tant qu’il n’y a pas de dépense pour la municipalité. Le maire Pedneaud-Jobin a d’ailleurs précisé qu’il n’hésiterait pas à procéder de gré à gré pour les autres supercliniques prévues sur le territoire de Gatineau. «Si c’est nécessaire et que c’est dans l’intérêt des citoyens, c’est ce qu’on va faire», a-t-il précisé.

La Dre Anne Gervais affirme que la nouvelle superclinique doit ouvrir ses portes au printemps 2017. Même si des négociations sont toujours en cours entre le gouvernement et la Fédération des médecins omnipraticiens quant aux heures d’ouverture de ces cliniques, la Dre Gervais assure que la quarantaine de médecins qu’elle a déjà recrutés sont prêts à offrir «une meilleure accessibilité». 

La députée de Hull, Maryse Gaudreault, estime à plus de 20 000 le nombre de consultations qui auront lieu dans cette clinique annuellement, ce qui devrait avoir un impact positif sur le désengorgement des urgences. «Ce type de clinique va provoquer un engouement pour ces milliers de patients de la région qui se tournent vers le privé ou l’Ontario, tous les jours, pour consulter un médecin», dit-elle. 

Lors de la présentation de son plan, il y a quelques semaines, le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a affirmé que Gatineau pourrait compter jusqu’à cinq supercliniques. Selon Mme Gaudreault, la future faculté satellite de médecine pourrait logiquement abriter l’une de ces supercliniques. Elle précise toutefois qu’il reviendra à l’Université McGill de décider si elle souhaite que sa faculté satellite s’intègre au modèle préconisé par le Dr Barrette.

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