Quatre morts dans une fusillade à Tel-Aviv commise par deux Palestiniens

La police les a ensuite identifiés comme deux Palestiniens, des cousins du secteur d’Hébron, en Cisjordanie occupée.

L’attaque perpétrée a une nouvelle fois provoqué des scènes de panique. Elle a également suscité un flot de rumeurs comme celle, démentie ensuite, selon laquelle un tireur avait réussi à prendre la fuite.

«Nous n’avons pas connaissance du fait qu’un autre terroriste serait dans la nature, donc pour nous, les gens peuvent reprendre le cours normal de leur vie», a déclaré le chef de la police, Chico Edri, après que le secteur eut été provisoirement bouclé.

En janvier déjà

Israël, Jérusalem et les Territoires palestiniens sont en proie à des violences qui avaient coûté la vie, avant mercredi, à 207 Palestiniens, 28 Israéliens, deux Américains, un Érythréen et un Soudanais depuis le 1er octobre, selon un décompte de l’AFP. On ignore la nationalité des personnes tuées mercredi.

La plupart des Palestiniens tués sont les auteurs ou auteurs présumés d’attaques, commises pour un grand nombre au couteau. Nombre des assaillants proviennent de la région de Hébron, poudrière du sud de la Cisjordanie.

Le rythme des attaques s’était considérablement ralenti ces derniers mois.

Mais les causes des tensions n’ont pas disparu.

Les perspectives de règlement du conflit israélo-palestinien semblent totalement bouchées.

La violence résulte chez les Palestiniens des vexations de l’occupation, de l’absence de toute perspective proche d’indépendance, des frustrations économiques et du discrédit des autorités palestiniennes, estiment des experts.

Le gouvernement israélien, lui, dénonce les incitations généralisées à la violence côté palestinien et le refus même de l’existence de l’État d’Israël.

Les États-Unis, la France et l’ONU ont condamné le nouvel attentat.

«Les États-Unis condamnent dans les termes les plus forts l’attaque terroriste effroyable à Tel-Aviv […] Ces attaques lâches contre des citoyens innocents ne peuvent jamais être justifiées», a déclaré le porte-parole du département d’État, Mark Toner.

Le président François Hollande condamne «avec la plus grande force l’odieux attentat» de Tel-Aviv, déclare un communiqué de la présidence française, qui exprime «son total soutien à Israël dans la lutte contre le terrorisme».

«Tout le monde doit rejeter la violence et dire non au terrorisme», a déclaré l’envoyé spécial de l’ONU au Proche-Orient Nickolay Mladenov, dans une apparente référence aux dirigeants palestiniens.

Tel-Aviv avait été le théâtre le 1er janvier d’une attaque analogue quand un Arabe israélien avait ouvert le feu sur des terrasses d’établissements, tuant deux personnes et faisant plusieurs blessés. Il avait ensuite tué un chauffeur de taxi dans sa fuite. Il avait été abattu une semaine plus tard.

La municipalité a annoncé un renforcement de la sécurité auprès des écoles, des bâtiments publics et des lieux fréquentés.

Cependant, a convenu le maire Ron Huldai cité par un porte-parole, «nous ne pourrons pas mettre un policier à l’angle de chaque rue». «L’assaillant solitaire peut surgir à tous les coins de rue, telle est la réalité avec laquelle il nous faut vivre», a-t-il dit.

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