Procès Yves Martin: un bracelet détecteur d’alcool proposé

(LL) – «Je suis écoeuré de ça (boire). Il faut que je m’en sorte.» Même s’il n’en est pas à sa première accusation en matière d’alcool au volant, Yves Martin assure que cette fois-ci est différente. Il est enfin prêt à se prendre en main, a répété l’accusé qui a témoigné pendant son enquête sur le cautionnement, qui se tient cette semaine au Palais de justice de Chicoutimi.

«Un alcoolique, tu ne peux décider pour lui. C’est lui qui décide quand il est prêt», a exprimé Martin, pour justifier l’absence de prise en main dans ses deux premiers dossiers de facultés affaiblies survenus en 2003 et 2009.

L’homme de 36 ans a témoigné avec assurance et même aplomb devant le juge Jacques Trudel. Un témoignage qui a été insoutenable pour certains membres de la famille des victimes qui ont quitté la salle en pleurs et parfois en colère. Yves Martin a uniquement abordé son problème d’alcool, évitant de commenter les faits de la cause pour éviter de nuire à sa preuve en vue du procès.

Sa soeur, une travailleuse sociale de carrière, a témoigné en faveur de sa libération. Elle a d’ailleurs offert d’accueillir son frère chez elle, à sa sortie d’une thérapie de plusieurs semaines. Depuis l’incarcération de Martin, il y a huit mois, les deux se parlent presque tous les jours. «Je suis une confidente pour lui, comme lui il m’aide quand j’ai besoin. Mais depuis huit mois, c’est moi qui le supporte», a exprimé Émilie Martin.

Cette dernière ainsi que ses parents ont également offert une caution de 100 000$. Une maison de thérapie est également prête à accueillir Martin dès sa libération. Un employeur a aussi confirmé son intention d’embaucher l’accusé.

«Yves Martin a dit au juge que dans les huit derniers mois, il a grandi, il a pris de la maturité. Il était sincère. Il a été capable de l’exprimer, mieux qu’à la première enquête. Et lorsqu’on voit que la famille est toujours là, huit mois plus tard, que les cautions sont là, et que même un employeur est prêt à l’engager, c’est bon signe», a exprimé Me Jean-Marc Fradette.

L’enquête sur remise en liberté se poursuit mercredi avec le témoignage d’un représentant de la maison de thérapie et d’un dirigeant de l’entreprise qui conçoit les bracelets détectant l’alcool.

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