Pont de Québec: Daoust et Labeaume insultés du revirement d’Ottawa

«Ils ont bien changé depuis la campagne électorale!» a lancé mardi le ministre provincial des Transports, Jacques Daoust, interrogé par Le Soleil sur le changement de cap des libéraux fédéraux.

Avant le dernier scrutin, ceux-ci ont promis d’asseoir à une même table toutes les parties intéressées par une nouvelle peinture, puis de négocier une entente dans les six mois, à défaut de quoi «un gouvernement libéral responsable prendra les dispositions appropriées afin de dénouer l’impasse».

Il a fallu au gouvernement Trudeau plus que les 60 jours prévus pour la rencontre au sommet, qui a eu lieu le 21 janvier. Et alors que l’échéance du 30 juin approche, le ministre Jean-Yves Duclos conclut qu’il en coûterait aussi cher que le CN l’a calculé pour repeindre la vieille structure, soit entre 350 et 400 millions $. Par conséquent, il va demander aux élus locaux s’ils souhaitent inscrire ce chantier dans leurs priorités.

M. Duclos évoque aussi une clause de l’entente signée en 2013 entre le propriétaire du pont et le provincial, qui prévoit que ce dernier absorbe les dépassements de coûts du programme de travaux majeurs de 95 millions $ en cours de réalisation.

«Il n’est pas question de rien abandonner parce qu’on prend la décision de peinturer le Pont de Québec. Ça, il n’en est pas question. C’est un engagement électoral», a tranché le maire de Québec, mardi matin, sur un ton qui ne laissait pas de place à la négociation. «Je ne vois pas pourquoi parce qu’on respecte un engagement électoral, on laisserait tomber autre chose».

«Aux élections le gouvernement fédéral avait dit pendant la campagne qu’en juin si rien n’était réglé il allait prendre ses responsabilités. Alors on s’attend à ce qu’il prenne ses responsabilités», a ajouté M. Labeaume. «Qu’on règle le problème et qu’on peinture le pont.»

Le sort a voulu que le maire de Québec commente les nouveaux éléments de la saga alors qu’il partageait la tribune avec le ministre fédéral Jean-Yves Duclos pour une annonce à la future place des Canotiers. Une certaine tension était palpable pendant la mêlée de presse qui a suivi la conférence de presse.

Fin de non-recevoir

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