Mulcair et Trudeau à la conquête du vote progressiste – Radio

Baisses d’impôt, allocations familiales, programme national de garderie : Justin Trudeau et Thomas Mulcair rivalisent de promesses pour attirer le vote progressiste en vue de la prochaine élection fédérale.

Un texte de Mylène CrêteTwitterCourriel

Les chefs des deux partis d’opposition promettent de remettre de l’argent dans les poches des familles à revenu moyen ou faible, mais de façon différente, ont-ils expliqué en entrevue aux Coulisses du pouvoir.

« Dans les 10 dernières années, les mieux nantis ont très bien réussi dans ce pays, mais la grande majorité des gens de la classe moyenne, et ceux qui travaillent fort pour se joindre à la classe moyenne, trouvent que le Canada est devenu plus injuste, moins équitable et c’est ça qu’il faut un petit peu redresser », affirme le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau.

Il promet une allocation aux enfants pour les ménages qui ont un revenu annuel en deçà de 150 000 $ et une baisse d’impôts pour les contribuables qui gagnent entre 45 000 $ et 89 000 $. Cette baisse d’impôt serait financée par les Canadiens les plus riches, le fameux 1 % dont le revenu annuel est supérieur à 200 000 $. Il annulerait le fractionnement du revenu introduit par le gouvernement conservateur.

L’une des mesures phares proposées par le Nouveau Parti démocratique (NPD) est la création d’un programme national de garderies subventionnées comme celui qui existe au Québec. Le plafond serait fixé à 15 $ par jour. Le NPD promet également de rendre la vie plus abordable en réduisant les frais bancaires et le taux d’intérêt des cartes de crédit. Il veut également réintroduire un salaire minimum fédéral.

Pour financer ses promesses, le NPD demanderait aux banques et aux grandes entreprises de contribuer davantage. « Il faut comprendre que si on ne taxe pas les entreprises pour qu’elles fassent une contribution normale dans une société, ça tombe sur le dos des autres », soutient Thomas Mulcair.

Le Canada devrait tenir ses premières élections à date fixe le 19 octobre 2015. Le Parti libéral et le NPD ont cinq mois pour séduire l’électorat progressiste et éviter une trop grande division du vote.

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