Magnotta renonce à faire appel et veut rencontrer le père de Lin Jun

Magnotta a confirmé sa décision à la cour par voie de vidéoconférence.

La juge Geneviève Marcotte a posé plusieurs questions au jeune homme pour s’assurer qu’il comprenait bien les conséquences de l’abandon de ses appels.

Vêtu d’un simple t-shirt gris pâle, derrière les barreaux, Luka Rocco Magnotta a poliment répondu à la juge, d’une voix calme, qu’il comprenait bien.

«J’ai eu l’occasion de réfléchir à cela», a-t-il répondu en anglais.

Il a ajouté que sa décision avait été prise librement et qu’il n’avait pas besoin de plus de temps pour y penser.

Plus tard, son avocat a déclaré aux journalistes que son client a pris cette décision, car il ne souhaitait pas revivre un autre procès, ce qui aurait été la conséquence d’un appel. M. Magnotta ne voulait pas que sa vie soit ainsi étalée de nouveau, a expliqué Me Luc Leclair.

De plus, Magnotta est disposé à rencontrer le père de sa victime, a déclaré M. Leclair. Le père de Lin Jun avait déjà formulé cette requête. L’avocat ne pouvait expliquer les motifs derrière cette décision.

«C’est la fin du processus judiciaire», a laissé tomber le procureur de la Couronne Louis Bouthillier, en sortant de la salle de la Cour d’appel à Montréal.

Magnotta a été trouvé coupable de meurtre prémédité et de quatre autres accusations en décembre dernier relativement au meurtre de Lin Jun. Il a reconnu avoir tué et démembré Lin Jun, mais tentait de se faire déclarer non criminellement responsable en raison de troubles mentaux.

En janvier, Me Leclair, avait déposé une demande pour en appeler de la condamnation et réclamait un nouveau procès.

En vertu de la condamnation pour meurtre prémédité, il a été condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.

Magnotta, âgé de 32 ans, s’est aussi vu infliger les peines maximales pour les quatre autres accusations: outrage à un cadavre, production et distribution de matériel obscène, utilisation de la poste pour envoyer du matériel obscène, et harcèlement criminel du premier ministre Stephen Harper et d’autres membres du Parlement.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *