Les États-Unis, le Canada et le Mexique s’engagent sur les énergies propres

Les États-Unis, le Canada et le Mexique, dont les dirigeants se retrouvent mercredi à Ottawa, vont s’engager à produire, d’ici 2025, 50% de leur électricité grâce à des énergies propres, a annoncé lundi la Maison-Blanche.

En 2015, ce chiffre était, pour l’ensemble du sous-continent nord-américain, de 37%, a souligné l’exécutif, précisant que l’expression «énergies propres» regroupait les énergies renouvelables (hydraulique, éolien, solaire) et le nucléaire.

«C’est un objectif ambitieux, mais qui peut être atteint au niveau du continent», a souligné Brian Deese, conseiller du président américain Barack Obama, au cours d’une conférence téléphonique.

Aux États-Unis, qui sont de loin le plus gros producteur d’électricité de la région, les énergies propres représentent aujourd’hui environ un tiers de la production totale d’électricité. Ce qui place le pays derrière le Canada, mais devant le Mexique.

La montée en puissance dans les années à venir «viendra principalement de la croissance des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique», a précisé Brian Deese.

À l’occasion de ce sommet, le Mexique se joindra par ailleurs à l’engagement, déjà pris par les États-Unis et le Canada, de réduction des émissions de méthane (puissant gaz à effet de serre) de 40 à 45% d’ici 2025 par rapport à leur niveau de 2012.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau et ses hôtes, les présidents américain Barack Obama et mexicain Enrique Peña Nieto, doivent se rencontrer mercredi matin à Ottawa dans un climat d’incertitude économique lié au vote des Britanniques en faveur d’une sortie de l’Union européenne.

Les trois pays, liés depuis 1994 par l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), se réunissent généralement une fois par an lors d’un sommet dit des «Trois amigos». Présidé pour la première fois par M. Trudeau, ce sommet sera, à l’inverse, le dernier pour M. Obama, qui quittera le pouvoir en janvier.

M. Trudeau a été reçu en mars à la Maison-Blanche, une visite qui marquait un net réchauffement des relations entre les deux pays, après le gouvernement conservateur de Stephen Harper qui s’était montré peu soucieux de lutte contre le changement climatique.

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