Le suspect des attaques à Manhattan et le New Jersey arrêté



Un résident du New Jersey, Américain d’origine afghane, est soupçonné d’être derrière l’explosion de samedi 17 septembre à New York, qui a fait 29 blessés.

Trois photos et une capture issue d’une caméra de vidéo-surveillance montre Ahmad Khan Rahami, recherché par le FBI après l’attaque à la bombé à New-York samedi 17 septembre. 


ZOOM

Trois photos et une capture issue d’une caméra de vidéo-surveillance montre Ahmad Khan Rahami, recherché par le FBI après l’attaque à la bombé à New-York samedi 17 septembre.  / HO/AFP

Selon les médias américains, le suspect des attaques à la bombe samedi 17 septembre à Manhattan et dans le New Jersey a été arrêté lundi. Il s’agit d’Ahmad Khan Rahami, un Afghan de 28 ans naturalisé américain, résidant à Elizabeth, dans le New Jersey, tout près de New York. Il a été arrêté dans la ville de Linden, à une quinzaine de kilomètres d’Elizabeth, après un échange de coups de feu avec la police, durant lequel il a été blessé, selon les chaînes NBC et CNN.

Peu après les faits, Barack Obama, a fait une déclaration appelant à ne pas « succomber à la peur », après les attentats perpétrés ce week-end aux États-Unis, et promettant que « justice (sera) faite ».

Il a précisé qu’il n’y avait « pour le moment aucun lien » entre les attentats dans le New Jersey et à New York et l’attaque à l’arme blanche survenue samedi dans le Minnesota (nord), revendiquée, elle, par le groupe Daech.

AVIS DE RECHERCHE

Le FBI et la police avaient lancé un avis de recherche, photo à l’appui, visant Ahmad Khan Rahami. Il est soupçonné d’avoir placé la bombe qui a explosé samedi soir à Chelsea, un quartier branché de New York, faisant 29 blessés. Un autre engin avait été retrouvé ensuite quelques rues plus loin, sans avoir explosé. Il était également composé d’une cocotte-minute, munie d’un téléphone à clapet, d’illuminations de Noël, de matière explosive et remplie de fragments métalliques, selon le quotidien The New York Times.

D’après la police, le suspect serait également lié à l’explosion de Seaside Park, sur le parcours d’une course à pied, samedi, dans le New Jersey. Personne n’avait été touché car le départ de l’épreuve avait été retardé. Trois autres bombes artisanales ont ensuite été trouvées sur les lieux.

QUI EST LE SUSPECT ?

Évoquant les diverses attaques, le porte-parole de la Maison-Blanche, Josh Earnest, n’a pas hésité à évoquer « des activités de loups solitaires », « très difficiles à perturber ». Leur traque nécessite que les services antiterroristes « se coordonnent avec les sociétés du net, Google, Twitter, Facebook, et d’autres », pour « fermer les canaux de communication dont on sait qu’ils sont utilisés » par Daech et d’autres groupes extrémistes.

Pour l’heure, la seule revendication concerne les faits survenus samedi dans le Minnesota, où un étudiant d’origine somalienne a attaqué neuf personnes à l’arme blanche dans un centre commercial avant d’être tué. Dès le lendemain, Daech revendiquait l’agression.

 À lire : L’attaque dans le Minnesota revendiquée par Daech

LA SÉCURITÉ AU CŒUR DE LA CAMPAGNE PRÉSIDENTIELLE

Ces nouvelles informations replacent la question de la sécurité au cœur de la campagne pour l’élection présidentielle du 8 novembre. Le candidat républicain Donald Trump, qui propose de fermer les frontières américaines aux musulmans, n’a pas hésité lundi 19 septembre à prédire de nouvelles attaques. Il a dénoncé une politique du « faible » qui a ouvert les portes à des « dizaines de milliers » de migrants et appelé à la sévérité.

Dimanche soir, Hillary Clinton avait elle aussi condamné « les attaques apparemment terroristes du Minnesota, de New Jersey et de New York ». Elle en a profité pour rappeler qu’elle avait préparé un plan complet pour « vaincre l’État islamique et les autres groupes terroristes ».

Comme certains pays européens, les États-Unis ont connu ces derniers mois plusieurs attaques sanglantes perpétrées par des musulmans radicalisés, à Orlando (Floride, 49 morts, en juin, attaque revendiquée par Daech) et San Bernardino (Californie, 14 morts, en décembre saluée mais pas revendiquée par Daech).

réagissez

Vous devez être connecté afin de pouvoir poster un commentaire

Déjà inscrit sur
la Croix ?

Pas encore
abonné ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *