Le PQ doit parler d’histoire, dit Péladeau

À sa première activité publique comme chef de l’opposition officielle, M. Péladeau a fait vibrer la fibre nationaliste de son auditoire. Il a fait sienne l’idée selon laquelle «si les Québécois connaissaient bien leur histoire», ils serait indépendants depuis longtemps.

«Dieu sait si les commentateurs sont nombreux à nous reprocher de parler de notre histoire, de parler de la bataille des Plaines d’Abraham, de parler du Traité de Paris», a-t-il déploré. Pourtant, «c’est ce qui nous motive encore aujourd’hui à continuer à nous battre.»

Même les épisodes de l’histoire qui mettent en opposition francophones et anglophones doivent être abordés, a ajouté M. Péladeau. Le rapport Durham, qui prônait l’assimilation des francophones, «c’est une vérité historique», a-t-il dit. «C’est sûr que ce n’est pas facile de l’accepter.»

M. Péladeau a fait valoir qu’il avait lui-même donné l’exemple pendant la campagne qui s’est clôt vendredi dernier. «Durant la course [à la direction], jamais je ne me suis gêné d’en parler, de cette histoire», a-t-il fait valoir.

Le nouveau chef péquiste participait au Gala des patriotes, à Montréal, en compagnie de Pauline Marois et Bernard Landry, notamment. Le rassemblement clôturait la Journée nationale des patriotes, dédiée à la mémoire du mouvement de révolte de 1837-1838.

Un institut sous peu

Avant son discours, le nouveau chef péquiste a réitéré sa promesse de mettre sur pied un institut de recherche sur la souveraineté du Québec pour préparer un éventuel référendum.

«Nous allons procéder à la nomination d’un institut de recherche sur l’indépendance. C’est ce que nous allons faire dans les semaines et les mois qui viennent», a affirmé M. Péladeau en entrant dans la salle où se tenait le rassemblement.

Pendant la course à la succession de Pauline Marois, le grand meneur s’était engagé à mettre sur pied un institut afin d’étoffer un argumentaire pour le camp indépendantiste. L’organisation sera financée par des fonds privés, avait indiqué M. Péladeau.

Interrogé sur ses premiers jours à la tête du PQ, le magnat des communications a souligné qu’il «poursuit son apprentissage». «C’est comme n’importe quoi dans la vie. C’est un défi de longue haleine, a-t-il ajouté. Nous avons trois ans et demi à faire dans l’opposition.»

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