Le conducteur de la bétonnière renversée est mort

BOUCHERVILLE – Un camionneur est décédé dans un accident survenu au croisement de l’autoroute 20 Ouest et la route 132 Est à Boucherville, vendredi après-midi.

L’accident est survenu vers 15 h 30, juste avant l’entrée dans le pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine. Selon la Sûreté du Québec, le camion qui tirait une bétonnière aurait voulu changer de voie, mais il aurait accroché la glissière de sécurité. Le camion s’est ensuite renversé.

Les services d’urgences ont mené une véritable course contre la montre pour tenter d’extirper le chauffeur de 46 ans qui est resté coincé à l’intérieur de son véhicule. Il a finalement été transporté vers un centre hospitalier où son décès a été constaté.

Des enquêteurs de la SQ et de Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) tenteront de déterminer les circonstances de cet accident qui a coûté la vie au travailleur de Saint-Hyacinthe.

«De plus, une inspection mécanique sera effectuée sur le véhicule afin de déterminer si l’aspect mécanique du véhicule pourrait ou non être un facteur contributif à la collision», a indiqué la SQ.

L’accident a causé une importante congestion dans le secteur. Transports Québec a indiqué qu’un bouchon de plus six kilomètres s’était formé sur la route 132. La bretelle de l’autoroute 20 Ouest vers la route 132 Est et celle de l’autoroute 25 Sud vers la route 132 Est ont été complètement fermées.

De bons samaritains à la rescousse

Quelques témoins de l’important accident sont rapidement venus en aide au conducteur de la bétonnière.

C’est le cas Michaël Marcil qui était l’un des premiers sur la scène. Il revenait du travail et a vu la bétonnière qui prenait rapidement la sortie. «Il a fait quatre, cinq tonneaux», raconte-t-il.

Quand il a vu qu’il pouvait s’immobiliser, il est tout de suite sorti de son véhicule pour aller aider le conducteur toujours coincé dans son camion.

«J’ai sauté le garde-fou. J’ai sauté en bas du pont. On était trois, quatre personnes. On voyait la boucane blanche alors on a arrêté tous les camions qui passaient en sens inverse pour prendre des extincteurs», explique-t-il.

Les bons Samaritains voulaient s’assurer qu’il n’y ait pas d’incendie comme celui qui s’est produit il y a quelques semaines à Montréal sur l’autoroute 40.

Quand il est arrivé, le conducteur était toujours conscient, bien que souffrant. «On lui a parlé jusqu’à ce que les paramédics prennent la situation en main. Il respirait, il nous parlait, Il hurlait, on ne pouvait pas faire grand-chose à part essayer de le stimuler», ajoute M. Marcil.

Lorsqu’il a quitté les lieux, les ambulanciers et les pompiers s’affairaient à sortir le conducteur.

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