Laraque était prêt à intervenir

Un homme de 24 ans a été arrêté samedi après avoir tenté d’enlever une fillette de 7 ans, au parc Jeanne-Mance, sur le Plateau-Mont-Royal, et il aurait pu avoir affaire à l’ancien dur à cuire du Canadien Georges Laraque s’il avait tenté de s’échapper avant que les policiers n’arrivent.

«Le suspect aurait agrippé l’enfant avant d’essayer de prendre la fuite avec elle», a expliqué l’agent André Leclerc, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Des membres de sa famille ainsi que des passants ont rapidement pu le rattraper et le maîtriser jusqu’à l’arrivée des policiers, peu après 14 h.

Georges Laraque était sur place dans le cadre d’un match de baseball entre célébrités. Il a raconté à TVA Nouvelles ce dont il a été témoin.

«La mère s’est mise à crier pendant qu’on jouait, alors on est allés voir c’était quoi, a-t-il expliqué. Le père venait juste de tabasser le gars. Le gars était en sang et ils l’ont assis sur un banc.»

Il a expliqué que les joueurs de baseball ont été alertés et que, rapidement, une vingtaine de personnes ont encerclé le suspect, qui semblait penser à prendre la fuite.

«Il regardait à gauche et à droite pour se sauver, a indiqué Laraque. Tous les joueurs de baseball sont venus et je me suis mis droit devant lui. Je lui aurais sauté dessus s’il était parti. Il est resté assis, je pense qu’il a réalisé que ce ne serait pas une bonne idée de se sauver.»

«Quand la police est venue le prendre, tout le monde, un par un, sur le terrain, est passé à côté pour le traiter de chien sale et de tous les noms», a raconté le retraité de la LNH qui compte 1126 minutes de pénalité en carrière.

Il a ajouté qu’en tant que père, ce genre d’histoire le rejoint encore plus. «Tu sais le traumatisme que ça peut faire (à l’enfant), a-t-il souligné. Tu laisses partir un gars de même, il va dans un autre parc et il fait la même affaire. Il faut qu’il se fasse arrêter.»

L’homme a été placé en centre de détention et a été rencontré par le SPVM. Il n’est pas connu des policiers et pourrait être soumis à une évaluation psychologique.

Avec la collaboration d’Annabelle Blais et de Marc-Antoine Turcotte

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