La Turquie frappe à nouveau l’EI en Syrie après des tirs de roquettes

Ankara | L’armée turque a frappé mardi pour le deuxième jour consécutif des cibles de l’organisation Etat islamique (ÉI) en Syrie, en réponse à des tirs de roquettes contre une ville frontalière, a indiqué le Premier ministre turc.

«Des roquettes tirées par Daech (acronyme arabe de l’EI) sont tombées hier et aujourd’hui sur Kilis, faisant 21 blessés (…) Nos forces armées ont immédiatement répliqué. Des positions de Daech ont été frappées», a déclaré Ahmet Davutoglu lors d’un discours au Parlement à Ankara.

L’artillerie turque a ciblé des positions de l’EI près de la ville syrienne d’Azaz, dans la province septentrionale d’Alep, a précisé l’agence de presse progouvernementale Anatolie.

Les mortiers turcs déployés dans la province de Kilis, frontalière de la Syrie, ont tiré des obus conformément aux règles d’engagement de l’armée, a ajouté Anatolie.

Deux roquettes tirées depuis la Syrie se sont abattues mardi matin pour le deuxième jour de suite sur le centre-ville de Kilis.

Les projectiles ont été tirés depuis des «territoires contrôlés par l’EI» en Syrie, a affirmé à l’AFP un responsable sous couvert de l’anonymat.

«Nous prenons toutes les mesures pour assurer la sécurité de nos concitoyens et sommes prêts à prendre toutes les mesures qui s’imposent», a déclaré M. Davutoglu.

Depuis le début de l’année, Kilis a été la cible de plusieurs tirs de roquettes attribués par les autorités turques à l’EI. Ces salves ont tué au moins quatre personnes.

Lundi, l’artillerie turque a frappé des positions de l’EI en Syrie, où les jihadistes ont repris dimanche le contrôle d’Al-Raï, un point de passage de première importance avec la Turquie dont ils avaient été chassés la semaine dernière par des rebelles.

Les djihadistes du Front Al-Nosra (affilié à al-Qaïda) et ceux de l’EI ne sont pas concernés par la trêve conclue le 27 février en Syrie sous les auspices des États-Unis et de la Russie.

En février, l’artillerie turque avait bombardé des objectifs tenus par les milices du Parti de l’union démocratique (PYD) kurde en Syrie, en représailles, selon l’état-major, à des tirs venant de l’autre côté de la frontière.

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