La SQ a le suspect d’un meurtre dans sa mire

Un homme a été arrêté hier en Abitibi en lien avec le meurtre d’une femme dans un logement du centre-ville de Val-d’Or.

Sans nouvelles de la femme dans la mi-trentaine, ses proches inquiets ont demandé l’aide des policiers. Ces derniers se sont rendus dans un logement de la rue Plessis où la trentenaire se trouvait gravement blessée. Elle est morte peu de temps après.

Les enquêteurs des Crimes majeurs de la Sûreté du Québec (SQ) sont toujours sur les lieux ce matin, car tout porte à croire que la femme a été victime d’un homicide.

Le suspect détenu depuis hier est toujours interrogé par les enquêteurs ce matin. Le porte-parole de la SQ, Benoît Coutu, ne peut pas s’avancer pour le moment quant au lien entre le suspect et la victime. «Il a été interpellé non loin des lieux», se bute-t-il à dire pour ne pas nuire à l’enquête.

Ancien conjoint de Sindy Ruperthouse

D’après ce qu’a appris l’Agence QMI hier, un des témoins importants rencontrés par les policiers en lien avec le meurtre de la femme d’une trentaine d’années serait Lévis Landry, l’ancien conjoint de Sindy Ruperthouse dont le logement est voisin de celui où la victime a été découverte, lundi.

Sindy Ruperthouse est cette autochtone qui a été vue pour la dernière fois le 23 avril 2014 alors qu’elle s’était présentée à l’urgence de Val-d’Or avec trois côtes cassées.Les policiers sont convaincus que Mme Ruperthouse a été tuée et traite sa disparition comme un meurtre, mais ils n’ont jamais réussi à l’élucider.

L’histoire de Sindy Ruperthouse est bien connue puisque c’est ce qui a initié la crise autochtone vécue à Val-d’Or en octobre dernier. Les parents de Mme Ruperthouse dénonçaient le fait que les policiers s’étaient traîné les pieds dans l’enquête puisque, selon eux, il s’agissait d’une autochtone. Les policiers ont toujours soutenu ne jamais avoir abandonné l’enquête, mais ne sont pas arrivés à arrêter un suspect. Le corps n’a jamais été retrouvé.

Témoin important

En décembre, Le Journal de Montréal a fait une entrevue avec Lévis Landry dans laquelle il avait admis avoir refusé à trois reprises, comme c’est son droit, de passer le détecteur de mensonges concernant le meurtre de sa conjointe. Il avait alors dit qu’il avait déjà vu des reportages sur les détecteurs de mensonges «et que ça avait nui à du monde.»

Pourtant, le détecteur de mensonges aurait pu le disculper et lancer les policiers sur une autre piste. «Je sais, mais je m’en « câlice »», nous avait répondu M. Landry.

Il avait aussi laissé tomber cette phrase: «c’était supposé bien aller avec Sindy».

Lévis Landry serait considéré comme un témoin important de la SQ. Il n’a pas été possible de savoir si l’homme arrêté hier est M. Landry ou si ce dernier n’a finalement rien à voir avec le crime de la rue Plessis.

 

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