La FTQ prête à défier les libéraux et les conservateurs

Le président de la FTQ, Daniel Boyer.
Photo Toma Iczkovits / Agence QMI

MONTRÉAL – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) attend libéraux et conservateurs de pied ferme pour l’année 2015. Des membres seraient même prêts à défier une éventuelle loi spéciale advenant un échec des négociations dans le secteur public.

Les premières rencontres avec le gouvernement pour négocier le renouvellement des conventions collectives des 541 000 employés du secteur public et parapublic doivent commencer la semaine prochaine. Le président de la FTQ, Daniel Boyer, souhaite que les négociations soient de bonne foi. Il précise toutefois que plusieurs de ses membres sont mobilisés.

«Pendant notre tournée régionale il y a quelques semaines, je me suis fait demander dans au moins trois ou quatre régions si j’étais prêt à aller en prison. Donc il y a des membres qui sont mobilisées, il y en a qui sont prêts à défier une loi spéciale», a-t-il affirmé en conférence de presse dimanche.

Le président de la FTQ demande au gouvernement de reporter l’atteinte de l’équilibre budgétaire. «Nous pensons que le gouvernement va trop vite et cela met en péril nos programmes sociaux», a-t-il dit.

La fédération prévoit d’ailleurs continuer la mobilisation contre les politiques d’austérité du gouvernement par l’entremise du Front social contre l’austérité, composé de plusieurs organisations et qui doit se rencontrer prochainement pour élaborer un plan d’action.

Un autre gros enjeu pour l’année à venir pour la fédération sera les élections fédérales. La FTQ, qui appuyait traditionnellement le Bloc québécois, appellera plutôt au vote stratégique contre les conservateurs dans certaines circonscriptions ciblées.

Commission Charbonneau

Daniel Boyer affirme de plus que la FTQ n’a reçu aucune information indiquant qu’elle recevrait un blâme de la Commission Charbonneau, dont le rapport final est attendu ce printemps.

Il souhaiterait que la commission souligne les efforts faits par la FTQ et le Fonds de solidarité ces dernières années pour mettre fin à la corruption dans ses rangs. Il met de l’avant des refontes effectuées en 2009 et 2014. La FTQ s’est également dotée d’un code d’éthique en 2011.

«Si il y avait quelques blâmes que ce soit de la Commission Charbonneau, ce serait sur des évènements qui se sont produits il y a sept ou huit ans. Nous sommes vraiment à une autre époque», a-t-il déclaré.

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