Fillette sauvée des eaux

DRUMMONDVILLE | Une fillette de deux ans a été réanimée par sa tante après être tombée dans un ruisseau alors qu’elle jouait avec un cerf-volant. L’enfant se trouvait toujours entre la vie et la mort samedi.

La réunion familiale des Demers-Labarre a viré au cauchemar quand la petite Marylie Labarre s’est éloignée du groupe pour jouer avec un cerf-volant vendredi soir vers 17 h 15, près de la rue Alexandre, à Drummondville.

Après cinq minutes de recherche, ses parents l’ont retrouvée dans le ruisseau près de la maison, elle était en arrêt cardiorespiratoire.

«J’ai sauté dans l’eau. J’étais sûre qu’elle était morte, elle était toute bleue. Les parents criaient “sauve-la! sauve-la!”», raconte avec émotion Patricia Demers, la tante de la fillette qui travaille dans le domaine de la santé.

Elle a fait les manœuvres de réanimation jusqu’à l’arrivée des ambulanciers.

«Je viens de passer mon RCR, c’était frais dans ma tête, mais ce n’est pas facile dans l’énervement, de faire ça pour quelqu’un de ta famille. On était en état de choc, les parents pleuraient», raconte la femme de 24 ans.

Elle reprend conscience

Les policiers sont rapidement arrivés sur les lieux. Pendant un court instant, la fillette a repris connaissance dans leurs bras.

Marylie a été transportée au centre hospitalier régional, pour ensuite être redirigée vers Sherbrooke, car son état est jugé «très critique».

«Ses poumons sont endommagés, les médecins l’ont mise dans un coma artificiel pour éviter les enflures au cerveau», explique la tante avec émotion.

Les médecins ont reconnu que l’intervention rapide de la famille et des paramédicaux ont sûrement sauvé la vie de l’enfant.

«Mais elle, c’est une battante», lance la tante.

Mobilisation

Patricia Demers aimerait organiser une campagne de financement pour venir en aide à ses proches.

«Ils sont sur l’aide sociale, ils n’ont pas de voiture et ils vont devoir passer beaucoup de temps à Sherbrooke», dit-elle.

Selon elle, la maman de 23 ans et le papa de 25 ans auront besoin de toute l’aide nécessaire dans les prochains jours. «J’ai tout fait pour sauver Marylie, je me sens coupable, alors je vais tout faire pour aider les parents», affirme Patricia Demers.

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