EN DIRECT. Charlie Hebdo : sept personnes en garde à vue

Pendant le deuil national, la traque continue : Saïd et Chérif Kouachi, âgés respectivement de 34 et 32 ans, sont toujours recherchés jeudi par la police au lendemain de la tuerie à Charlie Hebdo. Mourad Hamyd, 18 ans, soupçonné d’avoir aidé les deux tireurs, s’est rendu à la police vers 23 heures après avoir vu que son nom circulait sur les réseaux sociaux. Il a été interpellé et placé en garde à vue, de même que six autres personnes de l’entourage des deux frères. Selon nos informations, Saïd et Chérif Kouachi sont connus des services de police – l’un comme l’autre étaient fichés à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ainsi qu’à la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP). Douze personnes, dont les dessinateurs emblématiques Cabu et Wolinksi, ont été tuées dans l’attaque à la kalachnikov en plein coeur de Paris contre le journal satirique, objet de menaces constantes depuis la publication de caricatures de Mahomet fin 2011. L’attentat, qui a également fait onze blessés, dont quatre graves, a soulevé une vague d’émotion dans le pays, appelé à se rassembler jeudi en hommage aux victimes à l’occasion d’un deuil national. Une minute de silence sera observée à midi.

Revivez, minute par minute, les événements de mercredi avec notre article : « Charlie Hebdo, la journée qui marquera la France à jamais »

Suivez en direct les événements du jour :

8 h 55. Selon ses proches, Mourad Hamyd, 18 ans, le beau-frère d’un des deux suspects qui s’est rendu à la police mercredi soir en apprenant qu’il était soupçonné d’avoir aidé les tireurs, est loin d’avoir le profil d’un islamiste.

8 h 45. Une fusillade a éclaté peu après 8 heures à Montrouge (Hauts-de-Seine), au sud de Paris, et deux policiers municipaux ont été touchés. On ignore si ces tirs ont un lien avec l’attentat contre Charlie Hebdo.

8 h 30. Une nouvelle réunion de crise commence à l’Élysée. Y participent Bernard Cazeneuve (Intérieur), Jean-Yves Le Drian (Défense), Christiane Taubira (Justice), Laurent Fabius (Affaires étrangères) et Fleur Pellerin (Culture et Communication) ainsi que les responsables des principaux services de police, de gendarmerie et de renseignement.

8 h 20. Sur France Info, la garde des Sceaux Christiane Taubira estime qu’une « aide publique pour aider Charlie Hebdo serait justifiée ». « On ne peut pas concevoir la disparition de Charlie Hebdo », estime-t-elle.

8 h 15. François Hollande recevra son prédécesseur Nicolas Sarkozy à l’Élysée jeudi à 9 h 30. Dans une déclaration solennelle depuis le siège de l’UMP, l’ex-chef de l’État avait exprimé sa « profonde émotion », appelant « tous les Français à refuser la tentation de l’amalgame et à présenter un front uni face au terrorisme, à la barbarie et aux assassins ».

8 h 10. Sept membres de l’entourage des auteurs présumés de l’attaque contre Charlie Hebdo sont en garde à vue. Hommes et femmes, ces personnes ont été placées en garde à vue tard mercredi soir. La police est lancée dans la traque de deux frères, Chérif et Saïd Kouachi, 32 et 34 ans. Le beau-frère de l’un d’eux, Mourad Hamyd, 18 ans, également visé par un avis de recherche, s’est rendu mercredi soir au commissariat de Charleville-Mézières (Ardennes).

8 heures : « Nous faisons face à une menace terroriste sans précédent, une menace intérieure et extérieure, a déclaré Manuel Valls sur l’antenne de RTL. Nous savions que nous risquions d’avoir un attentat sur notre sol, mais face à des individus déterminés, il peut y avoir des failles. Le risque zéro n’existe pas, c’est terrible de dire cela lorsqu’il y a des victimes et des blessés gravement touchés. Face à la menace, nous agissons, des centaines d’individus sont suivis, des dizaines de personnes ont été arrêtées et jugées ces derniers mois. Concernant l’enquête sur les deux principaux suspects de l’attentat qui a visé Charlie Hebdo, le Premier ministre a indiqué que plusieurs gardes à vue étaient en cours.

Manuel Valls a insisté sur la réponse à donner à cet « acte barbare » : « La mobilisation de la presse, de la société, doit se poursuivre pour dire non à ceux qui ont voulu abattre la démocratie en évitant tous les amalgames. » « On a voulu assassiner l’esprit français (…), il ne faut pas avoir peur parce que c’est ce que cherchent les terroristes. »

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