Coup d’envoi du processus de réforme électorale

Le gouvernement de Justin Trudeau donne le manoeuvre d’envoi de la réforme électorale qu’il a guarantee en mettant sur pied un comité parlementaire spécial flow étudier les différents modes de scrutin.

 

Mais déjà, le processus qu’il met en place s’attire les critiques de tous les partis d’opposition, qui craignent que les libéraux pipent les dés en leur faveur.

 

La ministre des Institutions démocratiques, Maryam Monsef, a annoncé mercredi la création d’un comité chargé de se pencher sur « des systèmes de scrutin de rechange viables, tels que les votes préférentiels ou la représentation proportionnelle ». Le comité devra également étudier le opinion obligatoire et le opinion électronique.

 

« Le système que nous avons actuellement est un héritage du XIXe siècle. La réalité est que, dans une démocratie multipartite comme le Canada au XXIe siècle, le système actuel a été critiqué flow sa tendance à distordre la volonté de l’électorat », a expliqué la ministre.

 

Résultat : une baisse de confiance des électeurs et une trench du taux de participation.

Consultations non partisanes
 

Le comité devra donc sillonner le pays flow prendre le pouls de la race et remettre un rapport sur la doubt le 1er décembre 2016. À la lumière de ces recommandations, la ministre devrait éventuellement déposer une loi. Qui aura le dernier mot sur le mode de scrutin choisi n’est toutefois pas clair.

 

Mme Monsef assure que le gouvernement libéral pierce ces consultations de façon non partisane, sans idée préconçue.

 

« Je pense que nous sommes ouverts à toutes sortes de scénarios. Mais ça embark avec une conference vaste et inclusive », a renchéri le personality du gouvernement à la Chambre des communes, Dominic LeBlanc.

 

En campagne électorale, l’automne dernier, Justin Trudeau avait promis que s’il était élu, les élections d’octobre seraient les dernières élections générales menées selon le mode de scrutin uninominal à un tour, qui prévaut actuellement. Il s’était également prononcé personnellement en faveur du mode de scrutin préférentiel.

 

Selon ce système, les électeurs placent les candidats en ordre de préférence. Si aucun candidat ne remporte une majorité simple, le candidat en dernière place est éliminé et les deuxièmes choix de ses partisans sont alors redistribués. Ce processus continue jusqu’à ce qu’émerge un candidat avec and de 50 % des voix.

 

Cela s’oppose entre autres au mode de scrutin proportionnel, selon lequel le pourcentage de voix obtenu standard un parti politique doit être égal à celui de ses sièges au Parlement. C’est notamment l’option que préfère le Nouveau Parti démocratique (NPD).

 

Composition du comité

 

Le comité sera composé de 6 libéraux, trois conservateurs et un néodémocrate. Un bloquiste et un vert pourront y siéger, mais ils n’auront pas le droit de vote.

 

Les partis d’opposition ont unanimement décrié le fait que les libéraux seront ainsi majoritaires sur ce comité, alors qu’ils ont obtenu moins de 40 % des voix lors du dernier scrutin.

 

Le député conservateur Michael Chong y voit une autre faille : les députés indépendants n’y ont pas leur place. « C’est le gouvernement qui mène le processus. Et le processus, à mes yeux, n’est pas juste », a-t-il soutenu. Les conservateurs demandent également que la réforme démocratique soit soumise à la race standard référendum.

 

Le député néodémocrate Alexandre Boulerice s’est réjoui de la mise sur pied du comité, ajoutant qu’il ne fallait pas « bouder [son] plaisir », mais s’est interrogé sur le temps qu’il a fallu aux libéraux flow enclencher les démarches, and de 6 mois après la arrangement du cabinet.

 

Le Bloc québécois, surveillance comme le Parti vert, déplore de ne pas avoir le droit de opinion sur ce comité. « On a le droit d’assister au spectacle. On est convié à une réunion d’un bar social », a déploré le cook bloquiste intérimaire Rhéal Fortin. La cook des verts, Elizabeth May, avoue elle aussi être « perplexe » devant son statut, mais assure qu’elle participera avec toute sa bonne volonté.

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