Chaudière-Appalaches: trois routes dans les 10 pires du Québec – ICI.Radio

Ce palmarès provient d’un vote internet du public qui est effectué pour la deuxième année. Au total, 15 000 personnes ont soumis 2100 routes qu’ils considèrent comme étant les pires du Québec.

« On demande à la population d’être nos yeux sur le réseau routier québécois », explique Anne-Sophie Hamel, porte-parole CAA Québec.

L’an dernier la Chemin de la Traverse, à Sainte-Brigitte-de-Laval, faisait partie du top 10. Cette année, la route a quitté le palmarès, mais se retrouve toujours dans les 10 pires routes de la région selon les votes compilés par CAA. Depuis l’an dernier, aucune réparation majeure n’a été effectuée sur cette route.

CAA-Québec promet d’ailleurs d’actualiser l’état des routes si une municipalité avise que des travaux sont effectués. « Dès qu’on reçoit des réponses sur les plans de réparations de ces routes-là, soit fait ou à venir, on met à jour le site internet », assure la porte-parole.

Une question de sous-financement

Le président de la Fédération québécoise des municipalités, Richard Lehoux, déplore que les 10 pires routes québécoises du palmarès soient toutes sous juridiction municipale.

Selon lui, il s’agit d’une conséquence d’un sous-financement de Québec. Il explique que depuis que l’entretien des réseaux municipaux a été confié aux municipalités, dans les années 90, l’enveloppe budgétaire de 87 millions de dollars n’a pas été indexée.

« C’est pour entretenir 32 000 km de chemins », lance-t-il pour démontrer l’ampleur de la tâche.

La Fédération québécoise des municipalités demande maintenant à Québec d’augmenter l’enveloppe confiée aux municipalités. « Il faut qu’on tienne compte de l’indexation qui n’a pas été faite depuis 1992 », affirme Richard Lehoux soulignant à la blague que les municipalités « pourront faire leur bout de chemin ».

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