Allégations d’abus policiers sur des femmes autochtones : le SPVM fait le point à Val-d’Or – ICI.Radio

Avec les informations de Sandra AtamanTwitterCourriel et de Jean-Marc BelzileTwitterCourriel

La rencontre, tenue dans les bureaux de la MRC, a duré une partie de l’après-midi. À la sortie, la majorité des personnes présentes semblaient relativement satisfaites de cette mise à jour du SPVM. Alors qu’on apprenait la semaine dernière que le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a reçu plusieurs rapports de la SPVM et qu’un comité de procureurs examine la preuve amassée dans chacun des dossiers, la rencontre a surtout été l’occasion de faire le point sur le travail accompli jusqu’à maintenant. 

Mise à jour sur l’enquête en cours

La directrice du développement social du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or, Sharon Hunter, a assisté à la rencontre sans trop entretenir d’attentes. Elle dit tout de même sortir de ce huis clos « satisfaite » et « plus informée ». « Ils ont réitéré qu’ils sont là pour les victimes comme nous d’ailleurs au Centre d’amitié, alors il s’agissait plus d’informer », indique-t-elle. 

L’enquête n’est pas finie, ça suit son cours, il faut faire confiance au processus et on a eu une bonne mise à jour de tout ça.

David Kistabish, chef de Pikogan
Le chef de Pikogan, David Kistabish
Le chef de Pikogan, David Kistabish  
Photo : Sandra Ataman

Le maire de Val-d’Or, Pierre Corbeil, parle pour sa part du travail d’enquête rigoureux du SPVM. « Je pense que ça nous démontre hors de tout doute que les gens sont engagés dans quelque chose qui va aboutir, croit-il. Il faut être patient, c’est ce que je retiens de la rencontre d’aujourd’hui, parce que si on veut bien faire les choses, il faut prendre le temps de les faire. »

Également présente, la présidente de Femmes autochtones Québec, Viviane Michel, abondait dans le même sens, saluant également la nomination comme observatrice indépendante de l’experte en droit international Fanny Lafontaine.  « On a quand même été bien informées et on est quand même contentes que Fanny Lafontaine, l’observatrice, soit là de façon neutre, fait-elle valoir. Elle a fait aussi son petit compte-rendu, c’est vraiment une mise à jour des processus depuis le départ de cette enquête qui a été faite. »

La présidente de Femmes autochtones du Québec, Viviane Michel
La présidente de Femmes autochtones du Québec, Viviane Michel  
Photo : Sandra Ataman

Les plaignantes restent sur leur faim

Au moins une des femmes qui ont porté plainte contre des policiers a aussi assisté à la rencontre. Chantal Wabanonik aurait aimé obtenir davantage de réponses à ses questions. Elle invite d’ailleurs toutes les femmes autochtones qui auraient été victimes à porter plainte.

« C’est dur pour moi, répond-elle lorsqu’on lui demande si elle fait confiance aux forces policières. C’est assez dur de prendre ta vie en main et d’essayer de prendre le contrôle sur tout, chose que je ne peux pas faire. Mais ce que je peux faire par contre, c’est dire que je vois qu’il y a un petit vent de changement. »

C’est à nous, le peuple autochtone, de se relever et de dire :  »ok, on fonce ». 

Chantal Wabanonik, plaignante dans le dossier d’abus policiers à Val-d’Or
Chantal Wabanonik
Chantal Wabanonik  
Photo : Sandra Ataman

Sur les huit policiers de la Sûreté du Québec qui ont été suspendus pendant l’enquête du SPVM, deux ont pu réintégrer leur poste. Le SPVM n’a pas voulu émettre de commentaires publics. 

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