Accident ferroviaire en Allemagne: neuf morts et 81 blessés

Neuf personnes sont mortes et une autre est portée disparue, a annoncé la police bavaroise en début d’après-midi. Elle a revu à la baisse le nombre des blessés, faisant désormais état de 18 blessés graves et 63 légers, contre une centaine de blessés dans un précédent bilan.

«Je suis bouleversée et triste», a réagi la chancelière Angela Merkel, tandis que les enquêteurs s’efforcent de déterminer ce qui a pu provoquer la collision près de la ville thermale de Bad Aibling (sud) entre ces deux trains régionaux Meridian, marque de la compagnie bavaroise BOB.

La compagnie BOB est une filiale du Français Transdev, qui appartient au groupe français Veolia et à l’État français et dont le PDG Jean-Marc Janaillac s’est rendu sur place. Les trains de Meridian circulent sur le réseau régional bavarois.

Les pistes du «problème technique ou (d’une erreur) humaine» sont à l’étude, a dit sur la chaîne de télévision allemande n-tv le ministre des Transports, Alexander Dobrindt, parlant sur les lieux du drame d’«une catastrophe horrible».

La voie ferrée sur laquelle circulaient les deux trains était «sécurisée par le système PZB 90», censé éviter toute collision en «forçant les trains au freinage», a-t-il ensuite expliqué à la presse.

«Très grande souffrance»

Selon M. Dobrindt, l’accident a dû survenir «à une vitesse élevée», les trains pouvant atteindre 100 km/h sur ce tronçon situé «dans un virage, si bien que les deux conducteurs n’avaient pas de contact visuel».

Le choc s’est produit vers 7 h (1 h à Montréal) sur la ligne entre Rosenheim et Holzkirchen, dans un bois situé à environ 60 km au sud-est de Munich, la capitale de la Bavière.

Peu après le départ de la gare de Kolbermoor, «le train a subitement freiné, il y a eu un énorme bruit et la lumière s’est éteinte», a raconté un passager présenté comme étant «Patrick B.» à une radio locale allemande, Rosenheim 24.

L’homme a secouru l’un de ses voisins et ouvert une porte du convoi pour conduire les passagers sur un talus avant l’arrivée des secours. «Des appels à l’aide provenaient de la carcasse du train, mais on ne pouvait rien faire dans l’obscurité».

D’après Joachim Hermann, le ministre bavarois de l’Intérieur, environ 700 membres des équipes de secours se trouvaient mardi sur les lieux, confrontés à «une très grande souffrance et des blessures inimaginables».

Le site, proche d’une petite rivière, étant difficile d’accès à pied, les hélicoptères ont fait des allers-retours toute la matinée pour hélitreuiller les blessés, a vu un journaliste de l’AFP.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *